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Voies de recours et exécution

Ladung zum Strafantritt : quelles voies existent et ce qu'apporte un Gnadengesuch

Auteure
Rechtsanwältin Virginia Elisabeth von Burgsdorff
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La Ladung zum Strafantritt, la convocation écrite invitant à se présenter pour subir la peine, vient de la Staatsanwaltschaft, le parquet, car selon le § 451 Abs. 1 StPO l'exécution de la peine est assurée par elle comme Vollstreckungsbehörde, l'autorité chargée de l'exécution ; il n'est exécuté, selon le § 449 StPO, qu'une fois le jugement passé en force de chose jugée. À partir de ce point, il existe quatre voies distinctes avec quatre destinataires distincts : l'Aufschub, le report accordé par la Vollstreckungsbehörde, selon les §§ 455 und 456 StPO, la décision du tribunal sur les Einwendungen, les objections élevées contre l'exécution, selon le § 458 StPO, la suspension du reliquat de la peine par la Strafvollstreckungskammer, la chambre du tribunal compétente pour l'exécution des peines, selon le § 57 StGB, et le Gnadenverfahren, la procédure de grâce. Un Gnadengesuch, la demande de grâce, n'est aucune de ces voies de recours, et il ne suspend en principe pas l'exécution, selon le § 6 Abs. 1 de la Hamburgische Gnadenordnung, le règlement hambourgeois en matière de grâce.

Qui laisse la convocation de côté et attend une décision aggrave sa situation. Les voies sont à adresser à des instances différentes, et elles ne s'excluent pas les unes les autres.

01

Quand un Aufschub auprès de la Vollstreckungsbehörde entre-t-il en ligne de compte ?

Deux dispositions se tiennent côte à côte.

Le § 455 StPO concerne l'inaptitude à subir la détention. Selon l'alinéa 1, l'exécution d'une peine privative de liberté doit être reportée lorsque la personne condamnée tombe dans la maladie mentale. Selon l'alinéa 2, il en va de même en cas d'autres maladies lorsque l'exécution fait craindre un danger de mort proche. Selon l'alinéa 3, l'exécution peut être reportée lorsque la personne condamnée se trouve dans un état corporel tel qu'une exécution immédiate est incompatible avec les installations de l'établissement pénitentiaire. L'alinéa 4 permet à la Vollstreckungsbehörde d'interrompre une exécution déjà en cours aux conditions qui y sont énoncées, mais non lorsque des motifs prépondérants, notamment de sécurité publique, s'y opposent.

Le § 456 StPO concerne le report temporaire. Sur demande de la personne condamnée, l'exécution peut être reportée selon l'alinéa 1 dans la mesure où l'exécution immédiate entraînerait pour elle ou pour sa famille des inconvénients considérables, étrangers au but de la peine. L'alinéa 2 pose la limite : le report de la peine ne peut excéder la durée de quatre mois. Selon l'alinéa 3, l'octroi peut être assorti d'une sûreté ou d'autres conditions.

Ces deux décisions sont prises par la Vollstreckungsbehörde, non par le tribunal.

02

Que faire si vous n'êtes pas d'accord avec la décision ?

Selon le § 458 Abs. 1 StPO, la décision du tribunal doit être provoquée lorsque des doutes s'élèvent sur l'interprétation d'un jugement pénal ou sur le calcul de la peine prononcée, ou lorsque des Einwendungen sont élevées contre la recevabilité de l'exécution de la peine. Selon l'alinéa 2, le tribunal statue également lorsque, dans les cas des §§ 455 und 456 StPO, des Einwendungen sont élevées contre la décision de la Vollstreckungsbehörde.

L'alinéa 3 contient la phrase qui compte en pratique : le cours de l'exécution n'en est pas suspendu. Le tribunal peut toutefois ordonner un report ou une interruption de l'exécution. Une demande à elle seule n'arrête donc rien.

03

Quand le reliquat de la peine peut-il être suspendu à titre de Bewährung ?

Une autre voie mène à la Strafvollstreckungskammer. Selon le § 57 Abs. 1 Satz 1 StGB, le tribunal suspend l'exécution du reliquat d'une peine privative de liberté à temps à titre de Bewährung, la suspension de l'exécution de la peine assortie d'un délai d'épreuve, lorsque deux tiers de la peine prononcée, mais au moins deux mois, ont été subis, lorsque cela peut être assumé compte tenu de l'intérêt de la collectivité à la sécurité et lorsque la personne condamnée y consent.

Le § 57 Abs. 2 StGB admet la suspension dès l'exécution de la moitié d'une peine privative de liberté à temps, mais au moins de six mois, lorsque la personne condamnée subit pour la première fois une peine privative de liberté et que celle-ci n'excède pas deux ans, ou lorsque l'appréciation d'ensemble fait apparaître des circonstances particulières et que les autres conditions de l'alinéa 1 sont remplies. En cas de peine privative de liberté à perpétuité s'applique le § 57a Abs. 1 StGB : quinze années subies, aucune gravité particulière de la culpabilité qui commanderait la poursuite de l'exécution, et les conditions du § 57 Abs. 1 Satz 1 Nr. 2 und 3 StGB.

La procédure est réglée par le § 454 StPO : décision sans débats oraux par voie de Beschluss, la décision écrite du tribunal, audition de la Staatsanwaltschaft, de la personne condamnée et de l'établissement pénitentiaire, audition orale de la personne condamnée, et dans les cas du § 454 Abs. 2 StPO une expertise. Contre la décision, la sofortige Beschwerde, le recours à former dans un bref délai déterminé, est recevable selon le § 454 Abs. 3 Satz 1 StPO. Est compétente, selon le § 462a Abs. 1 Satz 1 StPO, la Strafvollstreckungskammer dans le ressort de laquelle se trouve l'établissement pénitentiaire ; dans les autres cas, c'est, selon le § 462a Abs. 2 Satz 1 StPO, le tribunal du premier degré. Selon le § 57 Abs. 7 StGB, le tribunal peut fixer des délais de six mois au plus, avant l'expiration desquels une nouvelle demande est irrecevable.

04

Personnes condamnées sans nationalité allemande

Selon le § 456a Abs. 1 StPO, la Vollstreckungsbehörde peut renoncer à l'exécution d'une peine privative de liberté, d'une Ersatzfreiheitsstrafe, la peine privative de liberté qui vient à la place d'une peine d'amende non recouvrable, ou d'une mesure d'amendement et de sûreté, lorsque la personne condamnée est extradée vers un gouvernement étranger en raison d'un autre acte, remise à une juridiction pénale internationale, ou lorsqu'elle est éloignée, reconduite ou refoulée hors du champ d'application de la loi. Si elle revient, l'exécution peut être rattrapée selon le § 456a Abs. 2 StPO ; la Vollstreckungsbehörde peut à cette fin délivrer en même temps un Haftbefehl, le mandat d'arrêt écrit, et faire engager des mesures de recherche.

Le point de savoir si un éloignement a lieu n'est pas tranché par la Vollstreckungsbehörde. C'est l'objet d'une procédure propre devant une autre autorité et cela se règle d'après d'autres dispositions. La procédure pénale n'y fournit qu'un point de rattachement. Une prévision sur la manière dont cette autorité décidera n'est pas possible d'ici.

05

Lorsqu'il s'agit d'une Ersatzfreiheitsstrafe

En cas de peine d'amende non payée s'applique le § 43 StGB : à la place d'une peine d'amende non recouvrable vient l'Ersatzfreiheitsstrafe ; deux Tagessätze, les unités journalières servant à calculer la peine d'amende, correspondent à un jour d'Ersatzfreiheitsstrafe, et le minimum est d'un jour. Elle est ordonnée, selon le § 459e Abs. 1 StPO, par la Vollstreckungsbehörde. Avant l'ordonnance, la personne condamnée doit être informée, selon le § 459e Abs. 2 Satz 2 StPO, que des facilités de paiement peuvent lui être accordées et qu'il peut lui être permis de détourner l'exécution par la freie Arbeit, un travail accompli à la place de la peine ; s'il existe des raisons de penser qu'elle ne maîtrise pas suffisamment la langue allemande, l'information doit être donnée dans une langue qu'elle comprend.

Le fondement de la freie Arbeit est l'Art. 293 Abs. 1 EGStGB. Selon sa phrase 3, le règlement des Länder doit déterminer le nombre d'heures de travail à accomplir pour effacer un jour d'Ersatzfreiheitsstrafe. Ce nombre relève du droit du Land et diffère donc d'un Land à l'autre. Pour Hambourg, le § 3 Abs. 1 Satz 2 de la Tilgungsverordnung du 11 décembre 2012 détermine que l'accomplissement de cinq heures de travail d'intérêt général détourne l'exécution d'un jour d'Ersatzfreiheitsstrafe ; dans les cas de rigueur qui y sont énoncés, trois heures suffisent (§ 3 Abs. 2). Ce qui est déterminant est le courrier de la Vollstreckungsbehörde. À côté se tient le § 459f StPO : le tribunal ordonne qu'il soit renoncé à l'exécution de l'Ersatzfreiheitsstrafe lorsqu'elle constituerait pour la personne condamnée une rigueur inéquitable.

06

Qu'apporte un Gnadengesuch à Hambourg ?

Ce n'est pas le président fédéral qui est compétent. Selon le § 452 StPO, le droit de grâce n'appartient à la Fédération que dans les affaires dans lesquelles il a été statué au premier degré dans l'exercice de la juridiction fédérale ; dans toutes les autres affaires, il appartient aux Länder. L'Art. 60 Abs. 2 GG concerne précisément cette part fédérale. Pour les condamnations prononcées par des tribunaux hambourgeois s'applique l'Artikel 44 Abs. 1 de la Verfassung der Freien und Hansestadt Hamburg, la constitution de Hambourg : le droit de grâce appartient au Senat. Le Senat en a transféré l'exercice par ordonnance du 16 août 2022. Selon le § 2 Abs. 1 de la Hamburgische Gnadenordnung, c'est ensuite l'administration spécialisée compétente pour la justice qui statue sur les affaires de grâce. En sont exceptés la remise et la suspension conditionnelle des peines privatives de liberté à perpétuité, la remise et la suspension conditionnelle des peines privatives de liberté lorsque, dans la procédure de grâce concernée, il reste encore plus de quatre ans à subir, ainsi que les affaires de grâce d'une importance particulière ; dans ces cas, c'est la Senatskommission für das Gnadenwesen, la commission du Senat pour les affaires de grâce, qui statue. Le détail est réglé par la Hamburgische Gnadenordnung.

Six points en sont importants pour les personnes concernées.

Premièrement, la priorité : selon le § 3 Abs. 1 de la Gnadenordnung, une mesure de grâce n'entre en principe en ligne de compte que lorsque des voies de recours ou d'autres recours formels contre la décision initiale ne peuvent pas ou ne peuvent plus être exercés. Selon le § 3 Abs. 2, il faut d'abord examiner s'il peut être fait droit à l'objet de la demande par une décision du tribunal ou de la Vollstreckungsbehörde ; une telle décision a la priorité.

Deuxièmement, la forme : selon le § 5 Abs. 2 Satz 1, les Gnadengesuche ne sont liés à aucun délai et ne sont soumis à aucune forme. Selon le § 5 Abs. 1 Satz 1, elles peuvent être déposées par quiconque ; s'il n'apparaît pas sans doute possible que la demande correspond à la volonté de la personne condamnée, l'accord de celle-ci doit être recueilli.

Troisièmement, l'exécution : selon le § 6 Abs. 1, un Gnadengesuch et une Gegenvorstellung, la remontrance dirigée contre son rejet, ne suspendent en principe pas l'exécution. Selon le § 6 Abs. 2, l'autorité de grâce peut suspendre ou arrêter l'exécution jusqu'à la décision lorsque la personne condamnée subirait de l'exécution immédiate un désavantage disproportionné ou qu'il existe par ailleurs des motifs de grâce considérables et que l'intérêt public n'exige pas l'exécution immédiate.

Quatrièmement, le contenu : le § 4 Abs. 2 nomme le pouvoir de remettre les conséquences juridiques, de les réduire, de les convertir, d'en reporter l'exécution, de l'interrompre pour une durée limitée ou de la suspendre durablement, et d'accorder des facilités de paiement.

Cinquièmement, la décision : selon le § 11 Abs. 1, elle est notifiée par décision écrite et n'a pas à être motivée. L'administration de la justice signale en outre qu'il n'existe aucun droit à une mesure de grâce.

Sixièmement, le dossier : selon le § 13 Abs. 2, il n'existe en principe aucun droit à l'Akteneinsicht, la consultation du dossier ; en cas de révocation et de retrait d'une suspension de peine assortie d'une Bewährung, le § 147 StPO s'applique toutefois par analogie (§ 13 Abs. 3).

La demande est à adresser à l'administration spécialisée compétente pour la justice, la Behörde für Justiz und Verbraucherschutz, Gnaden- und Beschwerdeangelegenheiten, Drehbahn 36, 20354 Hamburg. Doivent être indiqués, selon les instructions de cette administration, le nom de famille, le nom de naissance, les prénoms, la date de naissance, le lieu de naissance, la nationalité, l'adresse et le numéro de dossier de la Staatsanwaltschaft.

Questions fréquentes

Un Gnadengesuch arrête-t-il le début de l'exécution de la peine ?

Selon le § 6 Abs. 1 de la Hamburgische Gnadenordnung, en principe non. L'autorité de grâce peut suspendre ou arrêter l'exécution selon le § 6 Abs. 2, mais elle n'y est pas tenue. Qui s'y fie et ne se présente pas risque l'exécution.

L'Aufschub selon les §§ 455 und 456 StPO est une décision de la Vollstreckungsbehörde à l'intérieur de la procédure pénale. Le Gnadenverfahren se tient à côté et suppose, selon le § 3 Abs. 1 de la Gnadenordnung, que les voies formelles soient en principe épuisées.

Le report de la peine selon le § 456 StPO ne peut, selon son alinéa 2, excéder la durée de quatre mois. Pour le report en raison de l'inaptitude à subir la détention selon le § 455 StPO, la loi ne nomme aucune durée maximale fixe.

Selon le § 462a Abs. 1 Satz 1 StPO, la Strafvollstreckungskammer dans le ressort de laquelle se trouve l'établissement pénitentiaire dans lequel la personne condamnée a été admise. Dans les autres cas, c'est, selon le § 462a Abs. 2 Satz 1 StPO, le tribunal du premier degré qui est compétent.

Ces informations sont de nature générale et ne remplacent pas un conseil juridique adapté à votre situation. Elles reflètent l'état des textes de loi vérifiés au 10 août 2026.

Comment une défense travaille dans la procédure d'exécution et quelles demandes sont présentées à quel moment, nous le décrivons sur notre page consacrée au droit pénal général.

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Dispositions citées

Les dispositions citées dans cet article, avec le texte officiel allemand en référence.